C'est reparti (ou presque)

Après 9 mois au Cameroun entre Septembre 2006 et Juin 2007,  je vais repartir pour 3 mois, du 22 mars au 16 juin 2008!  C'est court mais mieux que rien.  Je vas découvrir une nouvelle région du Cameroun l'Ouest, sa verdure, ses chutes d'eau, ses chefferies...

En attendant  mars, vous pouvez toujours  vousremémorez mon expérience passée en  lisant les articles coreespondant!
Dimanche 20 mai 2007 7 20 /05 /Mai /2007 21:14

Le Nord du Cameroun… Rien que de se rendre là bas, c'est déjà une aventure. Ne parlons pas de la visite du parc naturel de Waza, qui a été pour le moins mouvementée et pleine de rebondissements. Mais j'y reviendrai.

 Au départ de Yaoundé, nous avons tout d'abord pris le train pour Ngaoundéré, première ville étape de notre parcours jusqu'à Waza. Une heure avant le départ du train, les contrôleurs de gare ouvrent les portes pour se rendre au quai, et il faut d'apprêter à jouer des coudes avec les autres. C'est la cohue ! Tout le monde veut être le premier à accéder au quai et au train, car malgré le fait que les places soient numérotées, il se peut qu'un même siège est été attribué à 2 personnes différentes. Le premier arrivé garde donc sa place assise !

 Durant le voyage qui va durer toute la nuit, nous nous arrêtons dans des petites gares où des femmes et des enfants proposent à manger et à boire aux passagers. Les "vendeurs" tiennent leur plateau rempli sur la tête et restent sur le quai, ce qui permet aux passagers de prendre ce qu'il leur plait juste en se penchant à la fenêtre.

 Si l'heure du départ est plus ou moins respectée, l'heure d'arrivée est en revanche très aléatoire… Elle est théoriquement prévue à 8h du matin, mais des passagers nous ont raconté qu'ils sont parfois arrivés après 16h!! Pour preuve, il est inscrit noir sur blanc sur le billet de train la close suivante :

"CAMRAIL s'engage à faire de son mieux pour assurer le voyage avec une diligence raisonnable. Les heures de départ et d'arrivée mentionnées à titre indicatif, ne font pas partie du présent contrat".

On ferait peut être bien de le rajouter aussi sur les billets de la SNCF ou de la Deutsche Bahn… Sans commentaires.

 A l'arrivée à Ngaoundéré, nous prenons immédiatement le bus pour Maroua, notre terminus. Les billets sont vendus dans le train pour gagner du temps. Mais pour parcourir les 500km séparant Ngaoundéré et Maroua, il nous a fallu 7h.

(Petite parenthèse : en fait, c'est rapide ! Moi je ne me plains pas, sachant qu'il m'a fallu près de 8h en Estafette pour faire les 350km entre Nancy et Saulgau…)

Le voyage en reste pour autant assez épuisant. Nous arrivons à 20h à Maroua, après un périple qui a duré près de 26h non stop.

 A Maroua, nous organisons les préparatifs pour faire la visite du parc. Grosse négociation avec le loueur de voiture pour avoir des prix raisonnables, remplissage de bouteilles d'eau, achat de quelques provisions. Nous voulons faire la visite avec 2 allemandes que nous avons rencontrées à l'hôtel.

 A l'entrée du parc, nous sommes 6 dans le 4x4. Un chauffeur et un guide nous accompagnent. Après 10 minutes de piste, nous voyons les premières girafes et quelques animaux autours d'un point d'eau : des oiseaux, des phacochères, des antilopes, un chacal, un marabout, des autruches…




Nous roulons ensuite pendant près de 2 heures sans rien voir. Le guide veut avancer vers le point de rassemblement des éléphants. Mais soudain, notre 4x4 s'arrête. Le chauffeur ne comprend pas, le véhicule s'est arrêté tout seul… Après avoir tenté en vain des réparations "à la camerounaise", nous nous rendons au fait d'abandonner le 4x4 et de marcher pour ressortir du parc. Bien sûr, le réseau de téléphone portable ne passait pas…

La première heure, nous marchons bien. Nous sommes encore "frais" et le soleil ne donne pas encore trop. Mais plus les heures passent, plus l'épuisement se fait ressentir. Nous vérifions sans cesse le réseau, mais rien ne passe… L'eau que nous avons emmené est chaude, le soleil est écrasant, les arbres sont rares, nous avançons encore et encore, à une allure très réduite.

 Abattus après 5h de marche au pays de la soif et sous une chaleur torride, nous décidons d'un commun accord de s'arrêter sous un arbre géant et d'attendre la nuit et la fraîcheur pour repartir. Nos réserves se font d'ailleurs rares, et nous sommes encore très loin de l'entrée du parc.

 Soudain, une des allemandes s'écrit qu'elle a du réseau ! L'espoir revient, et le guide prévient le conservateur du parc pour qu'il envoie un véhicule à notre secours. Il arrive finalement a près une longue attente d'une heure et demi.

 Ce que nous n'avions pas prévu, c'était que le 4x4 de secours tombe également en panne juste après nous avoir récupérés ! Heureusement, des autres touristes du parc sont passés par là juste à ce moment là ! Ils ont pu nous prendre dans leur 4x4 et ramener tout le monde à bon port !

Lors du retour sur Yaoundé, nous avons fait une étape à Garoua où nous avons rencontré Africa, une hippo apprivoisée (voir photo dans l'album), et à Ngaoundéré où nous avons supporté Linda (une sœur de Willi et d'Emilie) et son équipe lors d'un match de volley à l'occasion des jeux universitaires.

Le retour en train a été moins mouvementé qu'à l'aller. Des personnalités importantes et des journalistes étaient à bord, alors le chauffeur a pressé l'allure. Nous sommes entré en gare de Yaoundé à 9h, sous la pluie. Un temps de rêve en somme, comparé aux 55°C à l'ombre dans le parc de Waza !!

Par Benoit - Publié dans : emilieaucameroun
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Dimanche 20 mai 2007 7 20 /05 /Mai /2007 21:02

J'ai eu la chance de participer au mariage d'Emilie et de Germain ! C'est quelque chose d'extraordinaire qu'un mariage au Cameroun ! Même si en gros, ça ressemble à un mariage en France, il y a plein de petits détails qui pourraient choquer les plus traditionalistes d'entre nous, mais qui font toute la magie de la fête.

Le mariage s'est passé sur 2 jours. Le premier, c'est la cérémonie à la mairie, et nous sommes reçus par la famille de Germain, le marié. Le deuxième jour, c'est à l'église, et c'est la famille de la mariée, Emilie, qui reçoit.

2 jours, c'est une durée relativement courte. Il arrive que le mariage soit célébré pendant 1 semaine !

 


A la mairie, les formalités sont assez vite terminées, comme en France. En un quart d'heure, les mariés se sont échangés les alliances, embrassés, ont signé les registres, et sont sortis pour faire place aux suivants. Ce qui change et qui est magnifique, ce sont les tenues que chacun porte pour le mariage. C'est extrêmement coloré !

Les pagnes sont choisis par les mariés, et chacun doit faire réaliser ses vêtements chez une couturière.

Après la mairie, tous les convives sont invités à manger par la famille du marié. Cela se passait dans une salle des fêtes, organisée de la façon suivante : au centre est dressée une grande table avec tous les plats, et les mariés, la famille de la mariée, la famille du marié et les amis sont assis tout autour.

Comme Emilie l'avait décrit dans un article précédent, il ne faut pas être presser de vouloir manger à un mariage. Certains convives se succèdent à côté des mariés, chacun fait un petit discours et leur souhaite des vœux de bonheur, puis les mariés se lèvent et vont se servir à manger. Ce n'est qu'ensuite qu'à tour de rôle, les autres invités peuvent eux aussi aller se servir. On met tout à la fois dans son assiette, crudités, poulet, poisson, plantin, légumes, bâton de manioc, gâteau… et il ne faut rien oublier car on ne passe en général qu'une seule fois au buffet !

 Le lendemain a été le jour du mariage à l'église. En fait d'église, la cérémonie s'est passée à l'air libre, dans le jardin d'un hôtel de Yaoundé. Tous les convives étaient assis sous des tonnelles. Les mariés, pasteurs et musiciens leur faisaient face, installés sur une estrade. Etant donné que certains membres des familles venaient des provinces francophones et anglophones, tout ce qui a été dit et prêché a été traduit dans les 2 langues. C'est le pasteur anglophone qui m'a le plus impressionné ! Il était exactement pareil que certains pasteurs afro-américains que l'on peut voir à la télé. Tellement passionné par ce qu'il disait, il en oubliait même de laisser suffisamment de temps au traducteur pour finir ses phrases. A certains moments, on aurait même dit qu'il s'énervait, mais il ne faisait qu'exprimer avec énormément de conviction le message qu'il voulait faire passer.

Son sermon a certes été très long (près d'une heure tout de même) mais il était passionnant, autant dans ce qu'il disait que dans l'attitude qu'il avait pour le dire. Si les prêtes français avaient autant de caractère, ou tout du moins un certain sens de la mise en scène, on ne commencerait pas à s'impatienter au bout de 3 minutes de sermon le dimanche matin…

 Autre détail pour le moins surprenant, la présence d'un groupe de "rock" pour le mariage ! Batterie, guitare électrique, basse, synthé… tous les instruments et musiciens étaient là, accompagnant une petite chorale. Tout le monde chante et danse, et la joie se lit vraiment sur les visages. Il faut dire que la musique religieuse africaine est bien plus entraînante que nos "gloire à Dieu" sur un air d'orgue monotone…

 Lorsque les mariés se sont passés les alliances et embrassés, chacun vient les saluer à tour de rôle et apporte son cadeau.

Viennent ensuite la séance photos et le repas, pris comme la veille selon un ordre de passage bien précis. Le mariage se termine le soir dans la famille d'Emilie par une fête. On danse là encore sur des chants ou de la musique religieuse


Par Benoit - Publié dans : emilieaucameroun
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Mercredi 16 mai 2007 3 16 /05 /Mai /2007 18:36

J'ai profité de la présence de mon ami Benoit pour prendre un mois de vacances en avril! Et c'est par Limbe, une ville de la côte que commence notre périple touristique!


Nous voyageons dans un minibus 19 places comme il y en a tant ici. En passant par Douala nous apercevons le port, pus nous continuons notre chemin entourés de palmerais. Arrivé à Limbe nous trouvons un petit hôtel en ville et nous descendons à Down Beach manger un gros poisson braisé accompagné de bâton de manioc. Nous mangeons sur la plage, un petit vent nous rafraîchit, on se sent vraiment en vacance !

Le lendemain matin nous redescendons à Down Beach pour voir les pécheurs et leurs pirogues puis nous partons à Semme Beach, une plage plus propice à la baignade. Les plages sont de sable noir car la ville est toute proche du Mont Cameroun, qui n’est ni plus ni moins qu’un volcan. La mer est particulièrement chaude, un trentaine de degré selon mes estimations c’est très très agréable ! Juste derrière la plage une petite rivière coule, de l’eau de source certainement car elle est beaucoup plus fraîche (environ 23-24 °C). En tout cas c’est revigorant ! Comme vous avez du le remarquer avec les noms de lieu la zone est anglophone. Le Cameroun est en effet un pays bilingue, la majorité du pays est francophone mais quelques provinces sont anglophones. Sur le chemin du retour, nous passons une nuit à Buea, au pied du Mont Cameroun qui culmine tout de même à 4070 m. Cette région est particulièrement verte mais le Mont est masqué par les nuages ! Nous passons la nuit dans une maison d’accueil baptiste, légèrement en altitude et entourée de verdure. La fraîcheur nous donne le plaisir de dormir sous les couvertures ! Après un court passage à Yaoundé, on part pour le nord, mais ceci est une autre histoire…

Par Emilie - Publié dans : emilieaucameroun
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Mardi 6 février 2007 2 06 /02 /Fév /2007 10:31

Je suis allée à la dote de mon Mbombo (homonyme) et amie Emilie. Elle se mariera à l’église et à la mairie fin mars mais le mariage traditionnel encore appelé mariage coutumier ou cérémonie de la dote a eu lieu samedi. Ici le mariage est un véritable parcours du combattant impliquant les 2 familles. Les mariés doivent faire le tour des deux familles, parents, grands parents, frères, sœurs, oncles et subir à chaque fois un interrogatoire afin que chacun puisse s’assurer de la qualité du prétendant. Si tous se passe bien les deux familles s’accordent alors sur les modalités du mariage et sur la dote. C’est donc à cette dernière étape que j’ai assisté, il s’agissait en fait d’une véritable pièce de théâtre en plusieurs actes, très bien interprétée et qui nous a fait beaucoup rire.
Acte 1 : un représentant de la famille du marié s’adresse à la représentante de la famille de la mariée en lui disant que sa famille à faim. On lui apporte alors un panier de plantains.
Acte 2 : la famille du marié accepte mais dit qu’il lui faut quelque chose qui pourra le nourrir plus durablement, un rejetons par exemple. On lui apporte alors un rejeton de bananier.
Acte 3 : la famille du marié dit alors qu’il ne parlait pas de cette sorte de rejetons là mais plutôt d’un rejeton qui parle et qui marche et qui s’appelle Emilie. La famille d’Emilie proteste alors en disant qu’on lui demande beaucoup, l’autre famille insiste. On dit qu’il faut aller chercher Emilie loin, dans le sud du Cameroun, que ça coûte de l’argent en taxi …etc. Le représentant de Germain (le marié) donne donc de l’argent pour « payer le transport ».
Acte 4 : on amène une jeune fille à la tête couverte en disant que c’est Emilie, la famille de Germain l’observe et affirme que non ce n’est pas Emilie. Dans l’autre camp on feint alors la surprise, on dit qu’il y a plusieurs Emilie, et que celle qu’ils cherchent doit être aux Etats-Unis. Mais pour aller la chercher aux US, ça coûte cher, le billet d’avion, les visas…etc Une autre occasion de mettre la main à la poche pour la famille du marié. On par chercher Emilie
Acte5 : La représentante de la mariée revient seule, elle a rencontré un ami d’Emilie aux Etats Unis, il lui a dit qu’elle était en stage au Pole Nord, mais le pole nord c’est loin et en plus il faut s’acheter tout un tas d’équipements…etc. Vous avez compris la suite.
Acte 6 : Sur le chemin du retour du pole nord, paf panne kérosène de l’avion, il faut encore mettre la main à la poche. Finalement, une jeune fille est amenée tête couverte encore une fois. On l’inspecte, on pense que c’est bien Emilie, quelques billets pour pouvoir la découvrir et voilà Emilie est bien là ! On chante, on danse pour l’accueillir, on lui donne des billets en lui posant sur le front.
Acte 7 : Pour sceller l’union le marié distribue des noix de cola et la mariée du vin de palme.

Il s’agissait ici d’un mariage bamiléké, la dote y est assez faible. Dans d’autres ethnies les sommes dépensées parla famille du marié sont beaucoup plus importantes, elles prennent souvent la forme de cadeaux comme des cochons, des chèvres ou des bœufs !

Par Emilie - Publié dans : emilieaucameroun
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Jeudi 1 février 2007 4 01 /02 /Fév /2007 11:55

Alors qu'il y a quelques semaines, une vague de froid touchait le pays et rendait tout le monde malade : il faisait en gros 18°... on ne rigole pas s'il vous plait, les autochtones ont sorti les pulls ;-) ?

C'est actuellement, une vague de chaleur qui précède l'arrivée des pluies et là c'est un peu plus dur à supporter pour la française que je suis! Un dilemne cornelien agite d'ailleurs mes nuits : est-ce qu'il faut que je me couvre la tête sous peine d'aoir trop chaud? ou est-ce que je dois supporter le bzzzzz des moustiques qui me sifflent aux oreilles! Ce dilemne entraine d'ailleurs une question existencielle mais pourquoi les moustiques viennent tout le temps nous bzzzz-bzzzter aux oreilles? pourquoi est-ce qu'ils (ou plutot elles puisqu'ils s'agit de dames moustique) ne peuvent pas nous piquer en silence!

Si quelqu'un a une reponse...!

Par Emilie - Publié dans : emilieaucameroun
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